Illustration

Les dessins légers d’Arévik d’Or sont des œuvres merveilleuses délibérément imparfaites.

dessins imparfaits

Arévik d’Or est une animatrice et illustratrice arménienne qui expérimente constamment de nouveaux supports. Son point de vue original et son style plein d’esprit apportent une touche de légèreté et d’humour, même aux sujets les plus lourds.Son sens de l’observation lui permet de réaliser des créations à la fois originales et pertinentes. Le travail d’Arévik est apparu dans les pages de plusieurs journaux : New York Times, De Standaard. Ces œuvres ont même été exposées au Times Square. Être artiste est un mode de vie aux multiples facettes qui lui convient parfaitement.

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Crédit : Arevik d’Or

Arévik explique son inspiration : « Vivre une vie artistique m’a toujours semblé la seule option logique. La vie est généralement basée sur la routine, alors que l’art rompt avec ces schémas, et c’est exactement ce dont j’ai besoin. Je suis une personne très communicative avec un esprit vif et l’interaction est essentielle à ma créativité. Dans mon travail d’illustratrice et animatrice, je peux m’engager dans de nombreuses relations : avec des éditeurs, des directeurs artistiques, etc. Mais aussi avec les histoires, les concepts et les personnages que nous créons à partir de notre imagination. Tous ces échanges m’inspirent. »

Autodidacte au départ, elle a perfectionné ses compétences en animation avec le Master en animation à l’Académie royale des beaux-arts de Gand, Arévik a trouvé une nouvelle source d’inspiration dans les cours de dessin de modèles « percutants et stimulants ».

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Crédit : Arevik d’Or

« J’ai découvert à quel point le corps humain peut être inspirant. Même après avoir terminé mes études, j’ai continué à me plonger dans le dessin anatomique. Cela a abouti à ANNatomy, un dessin animé hebdomadaire publié dans le journal belge Standaard Magazine. C’est une réflexion drôle et observationnelle sur le fait d’être une femme indépendante des stéréotypes. »

Dans tous ses dessins, Arévik affirme que l’idée prime sur le style. Si elle créée un dessin animé, elle garde les choses linéaires et les lumières. Lorsqu’elle travaille sur un livre pour enfants, elle aime jouer avec la forme et la couleur pour engager ses lecteurs. Pendant ce temps, les personnages animés sont déterminés par leurs mouvements. « Dans tous les cas, je suis mon intuition et j’essaie de la garder honnête et fragile », explique-t-elle. « Je reste à l’écart du perfectionnisme et d’une approche galvaudée. »

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Crédit : Arevik d’Or

Influencée par des artistes comme Javier Jaen et Christof Nieman, Arévik puise également dans l’humour de Sempé et d’Edward Steed, ainsi que dans l’esthétique de Matisse ou de Picasso. « Mais pour mes dessins, il n’y a rien de plus inspirant que l’observation de la vie quotidienne ».

Et pour Arévik, suivre ces impulsions créatives peut devenir une sorte de compulsion. « Les nouvelles expériences et découvertes me donnent cette adrénaline. C’est comme si je tombais amoureuse encore et encore. Cela peut être une sculpture, un beau motif textile, une mosaïque ou un texte, peu importe. Cela peut me faire pleurer. Dans ces moments-là, je ne peux pas m’empêcher d’essayer de me rapprocher de ce qui me procure cette forte émotion. Lorsque je crée, je transforme cette énergie émotionnelle accumulée en une profonde satisfaction. Je suis accro à ce sentiment ».

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