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L’éco-conception, utile ou simple greenwashing ?

Eco branding : eco conception de logos de grandes marques

Le concept d’éco-conception en design, on parle également d’éco-branding, fait parler de lui depuis 2017 à l’initiative d’Interbrand. Il s’agit d’une nouvelle démarche de conception d’image de marque, de branding conciliant écologie et impact visuel.

A l’heure ou l’empreinte environnementale des entreprises est sous le feu des projecteurs, les éléments graphiques de l’identité visuelle : un logo, une couleur, une typographie, un site web et une illustration consomment de l’encre, du papier et de l’énergie, ce qui influent sur l’incidence environnementale de leurs communication et packaging.

Avec l’éco-conception, la communication visuelle est aussi impliquée dans le développement durable et entre dans le cadre de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Du choix des typographies au webdesign, les réflexions sont nombreuses à mener.

L’Eco-branding se définit autour de 3 piliers

Eco Branding

  • L’impact visuel : en Eco-branding comme dans la conception d’identité visuelle classique d’une marque, d’une entreprise ou d’une organisation doit être reconnaissable
  • La performance écologique : les éléments graphiques sont conçus pour limiter la quantité d’encre, le nombre de pages imprimées et le poids des fichiers dans le numérique.
  • La performance économique : un logo allégé en appliquant le concept d’éco-branding consomme jusqu’à 40% d’encre en moins, réduisant les coûts sur toute la chaîne de conception, d’impression et de diffusion.

Ecobranding Nike

L’éco-conception s’applique à tous les aspects du print et du digital

  • Un logo éco-conçu : il est transformé pour qu’il soit plus écologique et plus économique sans changer l’essence de le marque.

Eco Logo

  • Une typographie écologique : la police de caractère est choisie en tenant compte de sa surface de lettrage pour économiser de l’encre et du papier.
  • Le choix des couleurs : il s’agit de privilégier des couleurs qui minimisent le taux d’encre nécessaire lors de l’impression. Ainsi, on privilégiera le CMJN de l’offset aux Pantones car leur utilisation nécessite un nettoyage des têtes d’impression.
  • Repenser le design d’interface : l’UI réduisant l’occupation d’espace sur le serveur, qui limite la consommation d’énergie et qui préserve la batterie des appareils est à privilégier.

Avec l’essor des écrans OLED, qui en éteignant les pixels noirs consomment moins d’énergie, le noir s’avère beaucoup moins énergivore que les couleurs blanche ou bleue (coucou Facebook). En privilégiant le Dark Mode (tendance en webdesign cette année), la consommation d’énergie pourrait être drastiquement réduite car les écrans OLED noirs consomment 54% d’énergie en moins que les écrans OLED blancs.

Dans une optique d’économie d’énergie, faire de la réduction de la taille des fichiers et de l’amélioration de la performance web une priorité dans les projets digitaux permettra de réduire l’impact écologique des applications et sites web.

  • Dans le print, il faudra veiller à limiter la surface imprimée de façon à réduire la consommation d’encre et de papier.

Evolution du logo Apple vers un logo eco conçu

L’Eco-conception et l’éco-branding en graphisme constituent une démarche globale qui pourrait changer la façon de concevoir la marque du futur pour la rendre plus durable. Que ce soit par le biais de visuels allégés, d’interfaces utilisateurs plus épurées et sombres, cette démarche doit être intégrée dès le début de la réflexion de branding.

Elle permettra d’économiser des ressources pour la planète et également pour les finances de l’entreprise qui réalisera des économies sur tous ses documents imprimés.

 

Source : https://ecobranding-design.com/

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